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Merebordel

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Muriel Ighmouracène

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Aujourd’hui on m’a écrit : « Ton Insta c’est Boobsland. » Et je me suis dit. Qui sont ces gens ...
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Aujourd’hui on m’a écrit : « Ton Insta c’est Boobsland. » Et je me suis dit. Qui sont ces gens qui ne voient pas que les boobs nourrissent des êtres vivants et cachent des cœurs gros & chauds ? Qui sont celleux qui n’y voient qu’un attribut sexué, sexuel, plus ou moins narcissique, jamais politique, toujours sensé se soumettre aux diktats en tous genres ? Nos boobs. Jugés trop provocants quand ils sont assumés, aimés, chéris, quand ils font couler du lait, mais vendeurs quand ils sont placardés en 4 par 3 sur les murs ? Nos boobs, on les montre toujours trop ou pas assez. Quand ils sont gros, ils sont trop gros. Quand ils sont petits, ils sont trop petits. Quand ils tombent, on devrait les refaire. Quand ils sont refaits, ils ne sont pas assez naturels. Mais lâchez-nous. Lâchez-nous les boobs et le reste. Aimez-nous comme on est, dans notre globalité, tombez in love de nos profonds décolletés et de nos grosses synapses, ou passez votre route. Les chiens aboient, la caravane passe. Chacun.e montre ce qu’il / elle veut, dans la limite de la légalité et des conditions d’utilisation des réseaux sociaux - dont on pourrait aussi largement débattre, si je n’étais pas de si bonne humeur ce matin - coucou @instagram qui trouve que le téton mâle est digne et le téton femelle indécent. On s’en fout de vos remarques, en fait, que ce soit Boobsland, Nothingland, Buttland, Desertland or whatever. On fait ce qu’on veut. On n’est pas intéressées. On ne se fera plus enfermer. Parce qu’il va bien falloir vous y faire : les femmes se libèrent, quoiqu’il en coûte. Souvent cher. Et comme me disait ma fille hier : « Tu sais moi maman, même quand tu seras vieille et même quand tu seras morte, ben moi j’arrêterai jamais de me battre pour les droits des femmes, comme toi. » Tremblez les rétrogrades, les sectaires, les Dymo de l’étiquetage : on en a gros, même quand on a de petits seins. La relève est assurée, et croyez-moi, ça sent le level ninja. #FreeYourBoobs #FreeTheNipple #FreeTheNippleMovement #Feminism #MyBodyMyChoice #BoobsThérapie #BoobsTherapy #JeKiffeMonDécolleté #BodyPositive #Féminisme #Empowerment
Tête de meuf super heureuse : - de s’être réveillée : le repos éternel, j’étais pas prête. - des ...
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Tête de meuf super heureuse : - de s’être réveillée : le repos éternel, j’étais pas prête. - des tonnes de love qu’elle a reçu ici & ailleurs. - d’avoir, apparemment, une santé plus flamboyante que jamais : Balavoine voulait mourir malheureux pour ne rien regretter - si t’as la réf, t’es vintage -, moi j’aimerais bien mourir en pleine forme pour kiffer jusqu’à la lie. Comme quoi, prendre soin de soi, arrêter de fumer, bloquer les relous sur Insta & dans la vraie vie, faire du sport, du yoga, de la méditation, chérir sa santé mentale, manger plus sainement, se masturber et/ou faire l’amour, faire ce qu’on aime, crier, chanter, écrire, jouir, bah c’est putain de bon pour la santé. - de s’être bien marrée avec les soignant.e.s, comme à chaque fois : infirmière un jour, infirmière toujours. J’ai exercé assez longtemps ce métier pour admirer les qualités qu’il exige. Et les soignant.e.s, ça leur fait du bien je crois, de voir des patient.e.s qui connaissent l’envers du décor, qui ne râlent pas quand il y a du retard ou des changements, même s’ils sont à jeun. Ça leur fait du bien aussi je crois de se dire qu’eux aussi, s’ils veulent un jour, s’ils sentent qu’ils vont en crever, ils pourront raccrocher la blouse & leur syndrome du sauveur, et c’est ok, et c’est cool. - de vivre dans un pays où se soigner ne coûte pas un rein : mais quelle CHANCE on a, et quel tort de ne pas vénérer nos soignant.e.s et notre système de santé, et par vénérer j’entends leur accorder DES MOYENS. - d’avoir pris soin d’elle : parfois, ça demande une énergie folle, de prendre ce rdv qui nous fait trembler, de se dire que c’est peut-être un pas vers l’instant T où nos vies vont basculer... Et pourtant. Quel plus grand acte d’amour envers soi que d’honorer son vaisseau ? Alors décroche ton téléphone, attrape ton ordi, et prends-le AUJOURD’HUI ce rdv pour un dépistage HIV, un petit toucher rectal vite fait bien fait, une fibroscopie, un frottis, une biopsie, ou n’importe quoi d’autre même si ça finit pas en « i ». Mais AUJOURD’HUI. Parce que qu’est-ce que la vie est belle, quand on a dépassé ces épreuves, et qu’on sait qu’on peut compter sur soi-même en toute circonstance. 🙏🏼
Demain, on m’endort. Pas genre euthanasie hein, j’ai beau être fatigante, l’Univers a encore ...
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Demain, on m’endort. Pas genre euthanasie hein, j’ai beau être fatigante, l’Univers a encore besoin de moi. J’ai HORREUR de ça. Pas tant l’endormissement : j’ai été soignante assez longtemps pour aimer m’abandonner dans leurs bras, pour savoir à quel point toutes ces elles et ces quelques ils sont dignes de confiance, et, pour une fois dans ma vie de guerrière, baisser les armes et leur laisser me caresser le dos de la main jusqu’à ce que je m’endorme, c’est un peu doux, c’est un peu de ma mère qui tentait d’endormir la noctambule enfant que j’étais en me caressant le front, et qui finissait par ronfler bien avant moi. Depuis 3 semaines, pour m’y préparer, je me suis fait un programme d’entraînement de maboule à base de piscine & yoga tous les jours. S’il y a une catégorie #MILF aux JO 2022 je vous le dis tout de suite la médaille d’or elle est pour moi. Quand j’ai rencontré l’anesthésiste, à qui j’ai fait la liste des opérations que j’ai au compteur, je lui ai dit « Si on peut y aller mollo sur les produits c’est cool, parce que sinon au réveil j’ai des idées noires et comme une envie de me jeter par la fenêtre, c’est fort désagréable ». Il m’a répondu : « Déjà nos fenêtres sont verrouillées, et quand je vois ce que vous avez traversé, j’ai zéro doute sur la puissance de votre envie de vivre. » Et WAOUH. Cette claque. Même mes antécédents chirurgicaux me rappellent ça, ce truc tellement puissant qu’on a tou.te.s, ce truc fou au fond des tripes qui nous fait traverser les périodes les plus folles, les deuils les plus déchirants, les gamelles les plus spectaculaires, les échecs les plus cuisants. J’essaye de ne plus trop dire que je suis une guerrière, parce que j’aspire à être pacifiste. Peut-être que je peux juste me dire que je suis une force « tranquille », même si tranquille est probablement le dernier adjectif qu’on puisse utiliser pour me qualifier 😇... Demain je m’endors, et au réveil il y aura zéro saut de l’ange par la fenêtre, mais le sourire d’une de mes sœurs choisies venue prendre soin de moi, et sûrement que des bonnes nouvelles. Et si elles sont mauvaises, ma résilience et moi, on leur pètera pacifiquement la gueule, en toute décontraction.
Combattre. Pour contourner un obstacle, contre une maladie. Une injustice. Démolir un mur. ...
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Combattre. Pour contourner un obstacle, contre une maladie. Une injustice. Démolir un mur. En construire un. C’est peut-être dur, peut-être long. Épuisant sûrement. Mais le vide ? L’absence, le gouffre. Qu’est-ce qu’on peut bien faire d’autre que le regarder droit dans les yeux ? Le contempler. S’acclimater. Les morts, les amours perdues, les amitiés déchirées, les lieux qui s’évanouissent, les moments qu’on voudrait retenir plus longtemps et qu’on regrette avant même qu’ils soient finis. Le départ d’un.e enfant, d’un.e ami.e qui sera toujours dans nos vies, mais plus la porte à côté. Est-ce qu’on s’habitue, au vide ? Est-ce qu’il devient familier, au point d’être un compagnon, un allié ? Sûrement qu’on apprend à l’aimer quand on ne veut plus le remplir à tout prix. Quand c’est ok d’avoir un trou béant en soi, que ça ne fait même plus vraiment mal, sauf quand on se retourne trop vite ou qu’on se couche le ventre dessus. Quand on sait que la nature a horreur du vide, et qu’elle viendra le combler avec du encore mieux. Peut-être que quand on a connu tellement de vides et qu’on est pourtant de plus en plus dense, de plus en plus rempli.e, on sait qu’il n’y a plus de « riens » à craindre : ce n’est pas une fin en soi, c’est une étape. Celle juste avant de grandir d’un coup. C’est le cadeau quand on a été évidé.e.s sauvagement plusieurs fois, sauf si on a le malheur d’être un poisson : On est toujours en vie, et il n’y a plus aucun vide qui fait peur, quand on les a tous traversés. Multitroué.e.s. Pas même l’ultime qu’on n’est pas trop pressé.e de voir venir, sauf les jours dans le noir. Et moins de place pour la peur, c’est tellement plus de place pour l’amour. Pour la joie. Pour l’amour de soi, surtout. Le jour où on regarde ce vide en soi avec bienveillance, sans chercher frénétiquement à le remplir de tout ce qui pourrait à nouveau nous éviscérer bientôt, c’est ce jour-là sûrement qu’on est ceinture noire de self-love : celui où on préfère son vide à soi que le trop-plein d’autres pas bons pour nous. J’en ai appris des leçons, dans cette vie. Et quel condensé ces trois dernières années. Quand je m’entends en faire la liste sereinement à de (Suite en comm)
Tu sais que t’as résilié pour de bon ton abonnement de Parisienne quand lire une interview de toi ...
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Tu sais que t’as résilié pour de bon ton abonnement de Parisienne quand lire une interview de toi qui dit que tu vis « en Province » allume une boule de feu dans ton ventre... 🔥 JE VIS PAS EN PROVINCE JE VIS À #BORDEAUX BORDEL ! ✨ Spoiler alert : Cette interview et cette photo ont été réalisées en 2019, ça fait bientôt 2 ans maintenant que je vis à Bordeaux et c’est encore GAVÉ mieux qu’au moment de ces réponses, même s’il y a eu de sacrées secousses dans ma vie depuis. Mais sûrement que les secousses = LA VIE. ✨ Spoiler Alert 2 : Non ma fille ne s’appelle pas « Emma », mais j’aime garder son vrai prénom pour elle, pour moi et pour nos proches. ✨ Merci au magazine Maxi de cette opportunité de parler de mon dernier livre, « J’arrête de vivre à Paris » aux éditions @eyrolles_bienetre / @librairie_eyrolles ! ✨ Nul doute que le confinement aura donné / confirmé des envies d’ailleurs à moult actuel.le.s Parisien.ne.s... ✨ Achetez mon livre, qui en plus d’être d’une aide précieuse est plein de mon humour humble et très drôle, et sautez le pas vous aussi ! ✨ (Mais les Bordelais.es vous diront qu’ici on est déjà au complet 😬🤭😊) ✨ #JarrêteDeVivreÀParis #QuitterParis #QuitterParisChallenge #QuitterParisEtVivreIci
N’arrêtons jamais de nous battre. Contre toutes les formes d’intolérance. TOUTES, bordel. Grandissons, ...
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N’arrêtons jamais de nous battre. Contre toutes les formes d’intolérance. TOUTES, bordel. Grandissons, éduquons-nous, élevons-nous. Crions. Tant pis si c’est sans fin. Tant pis si on n’aura jamais fini. Tant pis si c’est inconfortable. On ne lâche plus aucun.e de nos frères et sœurs. On ne lâche plus rien. We are one. 🖤 Black Lives Matter. #BlackOutTuesday (Si vous publiez à votre tour, ne mettez QUE ce hashtag, au risque de reléguer aux oubliettes des posts essentiels)
Est-ce que tu vas bien ? La douleur s’est tue enfin. 3 ans, il a fallu. C’était long. Mais elle se ...
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Est-ce que tu vas bien ? La douleur s’est tue enfin. 3 ans, il a fallu. C’était long. Mais elle se tait maintenant. Trop tôt sûrement pour savoir si elle s’est juste tue pour un moment ou si elle est partie sur la pointe des pieds pour de bon. C’est comment, où t’es ? Toi qui croyais à toutes ces lignes écrites. J’aimais te voir animée de cette foi là, ça me faisait sourire, pas me moquer ne crois pas ça, juste moi tu sais bien à quel point ma foi est ailleurs, s’il m’en reste une. Qu’est-ce que tu vois ? Qu’est-ce que tu sens ? Est-ce que t’es là quelque part près de moi, à regarder la colline l’amas de conneries que je cumule depuis des mois ? Est-ce que tu me vois ? Est-ce que tu es tellement désintégrée qu’il n’y a plus rien de toi ? Est-ce que tu es nulle part et partout à la fois ? Je n’ai plus le réflexe de prendre le téléphone pour t’appeler. Ça ne me fissure plus de l’âme aux pieds quand je vois ton nom s’afficher quelque part, ton compte Facebook que je ne me résous pas à effacer, les photos de toi. Je n’ai pas encore osé essayer de regarder ces vidéos où tu chantes, ni écouter encore les derniers de tes messages sur mon répondeur, ceux que j’ai sauvegardés à environ 28 endroits différents pour qu’ils ne disparaissent pas avant moi et qui me faisaient hurler de douleur les premiers mois. Je viens de les écouter du coup. Sourires. Plongeon instantané dans le passé. Ta voix ne bouge pas d’un iota, ta voix ne s’oublie pas. Pourtant il me semble que plus elle s’éloigne plus j’en perçois la douceur. Trop d'interférences avant sûrement. Le reste de la famille, les emmerdes, le quotidien. Et puis quand même tu as choisi ton moment pour partir, @CoworkCreche qui se disloquait, les appels d’huissiers, les menaces, les trahisons, les abandons. L’horreur ultime avant la pire. Ces moments terribles où le sol semble se dérober sous tes pieds et où te voilà au bord de la falaise, 20 personnes derrière toi prêtes à te donner une pichnette pour que tu tombes plus vite tant que ça ne les éclabousse pas. Tu es morte à ma place peut-être. Pour que la douleur de ta perte me fasse comme un électrochoc, me réveille, {Suite en comm}
Caroline n’était pas mon amie, mais c’était une superbe fille. Si t’as la référence, on peut supposer ...
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Caroline n’était pas mon amie, mais c’était une superbe fille. Si t’as la référence, on peut supposer que t’es largement majeur.e, voire t’es majeur.e deux fois. À l’époque on prenait des cours de théâtre ensemble, j’avais 25 ans, elle en avait 18, comme beaucoup d’autres élèves. D’ailleurs au vu de mon grand âge d’alors (LOL), on me donnait tous les rôles de mère, je préfère imaginer que c’est parce que j’étais maternelle de naissance que parce qu’ils me trouvaient déjà super vieille. Un jour, je portais un de ces sweats à capuche dont j’ai toujours raffolé, et Caroline m’a dit : « Non mais Muriel, faut qu’t’arrête les sweats à capuche, c’est plus d´ton âge ! » À l’époque j’étais déjà bien des choses que je suis aujourd’hui, mais sûre de moi n’en faisait pas partie. Cette « petite » remarque, anodine, même si on peut douter de son utilité comme de sa bienveillance, m’a brisé le cœur. Moi j’ai entendu « Meuf, t’as pas ta place ici, t’es trop vieille, dégage. » Et sans doute c’est ce que j’ai entendu parce que c’était le son de la petite voix de mon syndrome de l’imposteur, celle qui me murmurait de la merde à l’oreille dès que j’entreprenais quelque chose de nouveau. Au final, j’ai joué du beau, je me suis amusée infiniment sur les planches, j’ai écrit deux pièces de théâtre dont une emmenée au festival d’Avignon - la même d’ailleurs qui m’a fait comprendre qu’on n’a pas besoin que son écriture soit parfaite pour la donner au monde, mais que c’est la donner au monde dans toute son imperfection qui est parfait -, j’ai été prof d’art dramatique 4 ans au cours Florent, et quelques autres jolis moments qui ont fait taire la petite voix, ou du moins ont sérieusement baissé son volume. À l’époque je ne savais pas, encore, tout ce que je sais aujourd’hui, ni à quel point l’humain a cette tendance folle à (pro)jeter ses propres angoisses sur autrui, quitte à le laminer au passage. Je n’avais pas la confiance en moi à laquelle le théâtre a largement contribué. Je dis toujours que tout le monde devrait faire du théâtre et une psychanalyse. Avec le temps j’avoue être moins sûre pour la psychanalyse... J’ai croisé mon reflet dans un miroir aujourd’hui {Suite en com}
C’est facile, de s’aimer quand on brille, quand on déchire, quand on assure. Quand on est au top, ...
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C’est facile, de s’aimer quand on brille, quand on déchire, quand on assure. Quand on est au top, quand on est up, quand on est belle, fraîche, pimpée, recouverte de filtres. Quand on déplace des montagnes en claquant des doigts, quand toutes les planètes sont tellement alignées pour nous qu’on parcourt 100 kilomètres en un coup de pédale, quand tout nous sourit. Quand on est bombardé.e d’appels, de SMS, d’amant.e.s, d’ami.e.s, d’amours, de journalistes, d’employeurs, de clients ou que sais-je encore. Mais comment on s’aime, quand on ne sait plus comment faire ? Comment on s’aime quand on a perdu le Nord, et que c’est là pourtant qu’on a un besoin vital de cet amour plus précieux que tous les autres : celui qu’on se porte à soi-même ? Comment on s’aime quand on fait encore cette erreur qu’on avait juré qu’on ne referait jamais, qu’on a envie de tarter cette bitch alors qu’on ne jure que par la sororité, qu’on veut être une grande dame qui tourne les talons la tête haute, à base de blanche colombe que la bave du crapaud n’atteint pas, alors qu’on rêve de torturer salement ceux qui nous ont fait du mal ? Comment on s’aime quand on s’est abandonné.e, quand on a ignoré les red flags, quand on a muselé son intuition ? Comment on se pardonne quand on a fait de la merde alors qu’on croyait avoir atteint des hauteurs où on se croyait à l’abri d’être si petit.e ? Comment on s’aime quand on cesse d’en aimer d’autres qui ne méritent sûrement pas ça ? Comment on s’aime quand on en a aimé d’autres qui ne le valaient pas ? Comment on s’aime quand on se sent nul.le, quand on se sent moche, quand on est traversé.e.s de tellement de pensées laides alors qu’on voudrait n’envoyer que du bon ? Comment on s’aime quand on voudrait démissionner de sa parentalité, ou juste prendre une année sabbatique ? Comment on s’aime quand on s’occupe que de sa gueule, quand c’est une question de survie, que tant pis pour son bain, que fuck la promenade du chien, que ton vieux il n’a qu’à s’ouvrir une boîte de conserve et pas faire chier s’il a faim ? Comment on s’aime, quand on a envie de défoncer des gens parce qu’ils font, disent des choses qu’on a faites, dites mille fois ? [Suite en comm]
J’ai montré quelques décolletés plongeants. J’ai dansé à presque en tomber. J’ai bu beaucoup trop ...
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J’ai montré quelques décolletés plongeants. J’ai dansé à presque en tomber. J’ai bu beaucoup trop de vin. Cuisiné beaucoup trop de pâtisseries, et tellement pas assez de légumes. J’ai passé beaucoup trop de temps avec Buzz l’éclair. Je vais bientôt vous raconter que c’est mon meilleur pote alors que tout le monde voit bien que c’est beaucoup plus ambigu que ça entre nous. J’ai changé de place tous les meubles de ma chambre 4 jours de suite. J’ai dû dormir la tête aux 4 coins cardinaux, tellement pas feng shui la meuf. J’ai voulu faire tellement de choses que je n’ai pas faites. J’ai regardé la saison 3 d’Ozark beaucoup trop vite. J’ai passé un temps fou, presque prostrée, méditative, isolée dans ma chambre au lit mouvant. À penser à mes années d’hôpital, à me demander si je ne devrais pas y retourner, là, maintenant. À penser à l’avenir et c’est quoi la suite et ça va être dur et long mais tant pis il y aura du beau aussi, on ne lâche rien. À penser à l’ancien monde dégueulasse dont on sort et qu’est-ce qu’on fait pour que demain il n’y ait pas des meufs qui dansent avec le sourire pendant que d’autres marchent des milliers de kilomètres sans chaussures avec leurs trois enfants. J’ai eu comme des révélations, des noeuds qui se défont de ces fins incomprises, et qui deviennent enfin assez limpides pour qu’on les laisse couler. J’ai dormi jusqu’à midi beaucoup trop souvent. J’ai chassé la peur à chaque fois qu’elle pointait son nez. J’ai beaucoup ri et beaucoup pleuré. Peut-être plus pleuré que ri, mais il fallait nettoyer la machine embuée de toutes les émotions qui la secouent depuis des semaines, des mois, des vies. Je n’ai pas pu faire de yoga. Je n’ai plus pu cuisiner. Je n’ai pas pu nettoyer le sol immonde de ma salle de bain. C’est bloqué. Je n’ai pas écrit une ligne. Pas avant aujourd’hui. Figée. La danse, le vin, la pâtisserie. Un peu de Zoom, un peu d’Insta, avec une préparation psychologique de compétition, j’ai dû aller la chercher loin l’énergie de plonger mes yeux dans ceux de mes aimés. J’ai mis 2h à sortir du lit presque chaque jour. Je me suis fait un planning de dingo dont je n’ai pas suivi une ligne. (Suite en commentaire)
Ma chère @la_fee_du_tri m’a invitée à raconter 3 histoires autour de 3 objets. Rires et surprises ...
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Ma chère @la_fee_du_tri m’a invitée à raconter 3 histoires autour de 3 objets. Rires et surprises au rendez-vous, un VRAI bon moment qu’on a adoré partager avec vous ! Retrouvez les 3 autres parties de cette vidéo sur mon onglet IGTV ! #3Objets3Histoires #Fun #HomeOrganizer #Confinement #Quarantine #Lockdown #Boobsthérapie #Boobstherapy #Live #LiveInsta #IGTV #IGTVchannel #IGTVvideos #IGTVvideo #Auteur #Écrivain #Autrice #Écrivaine #Mom #Mum #FrenchMom #FrenchMum #Motherhood #Parenthood
C’était ce soir chez ma très chère @la_fee_du_tri (avouez, la Fée du Tri et Mère Bordel cul et chemise, ...
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C’était ce soir chez ma très chère @la_fee_du_tri (avouez, la Fée du Tri et Mère Bordel cul et chemise, qui l’eut crû ?!) : Mon premier live Instagram. IL ÉTAIT TEMPS !!! Merci à celles et ceux qui étaient présent.e.s, merci pour vos jolis mots, et merci à ma précieuse amie @la_fee_du_tri pour ce moment joyeux et plein de love, comme à chaque fois entre toi et moi, finalement. On a beaucoup parlé - jouets pour adultes, #Boobsthérapie, créativité, décapsuleur, roman, survie au confinement - et beaucoup ri, et vous pouvez revoir le live chez elle pendant encore 24h. Enfin sûrement déjà plus que 23 maintenant, foncez donc !
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